AXE 4
 

Axe 4 - Mieux connaître les expositions et les effets de l’environnement sur la santé des populations

Du 21/10/2020 au 10/12/2020 - 192 commentaires


Introduit dans le code de la santé publique, le concept d’exposome propose de considérer globalement les expositions multiples tout au long de la vie de l’individu. Il doit permettre de mieux comprendre et agir sur la survenue des maladies et la possibilité pour chacun d’évoluer dans un environnement favorable à sa santé.

Les mesures de l’axe 4

Action 17 : Créer un Green data hub
Face à la difficulté d’estimer les impacts sanitaires des substances chimiques et des facteurs physiques (bruit, ondes, radioactivité, etc.) disséminés dans l’environnement, il est nécessaire de faciliter l’accès aux données environnementales. Cette action vise à disposer d’un espace commun de données santé environnement, afin de répondre à la demande d’accès du public et des acteurs du domaine santé environnement à une information objective et transparente et de faciliter les croisements de données environnementales et sanitaires dans un but de progression des connaissances.

Action 18 : Structurer et renforcer la recherche sur l’exposome et mieux connaître le poids des maladies liées aux atteintes à l’environnement
Financer la recherche sur la santé environnement afin de mieux caractériser l’exposome et comprendre les liens entre société, biodiversité, fonctionnement des écosystèmes et émergence de maladies chroniques et infectieuses. Deux
programmes prioritaires de recherche seront mis en place et permettront à la France de se doter d’outils puissants et pérennes et de se positionner aux niveaux européen et international. Les travaux de recherche sur les liens entre notre santé et notre environnement permettront aussi d’évaluer les politiques mises en oeuvre et de définir de nouvelles stratégies de prévention.

Action 19 : Surveiller la santé de la faune sauvage et prévenir les zoonoses
La connaissance de la santé de la faune sauvage en France sera améliorée en s’appuyant sur la plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale. Pour renforcer l’efficacité de la surveillance des maladies zoonotiques, c’est à dire des maladies infectieuses transmises de l’animal à l’homme, des synergies interministérielles entre les différents réseaux de surveillance en santés humaine, animale et environnementale seront organisées.

Retrouvez les mesures de l’axe 4 :
PNSE4 - Axe 4 : enjeux et mesures (format pdf - 107.9 ko - 26/10/2020)

Commentaires
  •  Confédération Nationale de la Géobiologie, par OLIFIRENKO Bernard , le 10 décembre 2020 à 17h18

    Bonjour,
    La profession de géobiologue (hygiène de l’environnement) agit au quotidien sur la recherche et l’évaluation des sources de pollutions environnementales ayant un impact sur le bien-être et la santé du vivant, plus particulièrement de l’être humain. Par notre approche de l’hygiène de l’environnement, nous pensons pouvoir contribuer au PNSE 4. Le regard du géobiologue peut permettre une meilleure compréhension de la dégradation de la santé, des phénomènes épigénétiques et de l’exposome.
    Cordialement.
    Bernard OLIFIRENKO
    Géobiologue
    Président de la Confédération Nationale de Géobiologie

  •  AGIR, par Hubert de Chaisemartin , le 10 décembre 2020 à 09h31

    Il faut impliquer davantage les réseaux existantsainsi que les chasseurs qui sont les premières sentinelles:Cf. la question actuelle de la grippe aviaire

  •  AGIR, par Hubert de chaisemartin , le 10 décembre 2020 à 09h29

    Je ne comprends pas que le réseau AGIR ne soit pas impliqué ainsi que les chasseurs qui sont les premières sentinelles:Cf. la question actuelle de la grippe aviaire

  •  Réseau SAGIR, par Royer , le 10 décembre 2020 à 09h21

    Comment se passer d’un maillage de gens motivés et formés naturellement par la l’omniprésence sur le terrain, informé en direct sur différentes zoonoses par les techniciens.

  •  Le regard et l’avis de ceux qui y vivent ...., par Peyrot , le 10 décembre 2020 à 09h20

    Bonjour à tous
    Le plan en soit ne peut être que bénéfique et réaliste , si vous prenez en compte les dix millions d’observateurs que composent la Ruralité et qui la côtoie et en vive par leur labeur .....En écartant toute conviction politique personnelle ce qui obligatoirement restera impartial et juste .....
    La chasse décriée ; bafouée , rejetée peut certes ne pas avoir une aura dés plus favorable à vos yeux ... Compréhensible la mort d’un animal n’étant pas le but ultime, mais certaines fois une nécessité par régulation d’une surpopulation de la faune sauvage ....

  •  Consultation plan santé environnement , par Rouy Gilles , le 10 décembre 2020 à 05h16

    Pour c’est une bonne chose

  •  S’appuyer sur les observatoires et les services nationaux d’observation, étudier les clusters de façon complète et pluridisciplinaire, par OSUNA , le 9 décembre 2020 à 23h09

    Action 17 : Les Observatoires ont pour mission de collecter, traiter, qualifier, analyser, conserver et valoriser (dont diffuser) les données. Ils travaillent à générer de façon rigoureuse des données FAIR (Facile à trouver, Accessible, Interopérable et Réutilisable) et nous espérons qu’ils seront sollicités pour cette action, ainsi que les Services Nationales d’Observation.

    Action 18 : Il faudra veiller pour les mesures et prélèvements à avoir un maillage territorial fin compte tenu de la diversité potentielle des polluants et des mélanges possibles (différents d’une commune à l’autre). Il faudra aussi veiller à une homogénéité des méthodologies de prélèvement, d’échantillonnage et d’analyse des données afin d’obtenir des données comparables. Par ailleurs, pourquoi se limiter aux de maladies chroniques et infectieuses ? Il existe d’autres maladies et troubles pour lesquelles un lien très probable existe entre environnement dégradé et facilitation du développement de la maladie et/ou mauvaise réponse aux traitements : cancers, maladie de Parkinson, maladies liées à l’intestin mais aussi troubles cognitifs et de l’apprentissage, diminution du QI, troubles autistiques,...Les situations de clusters (par exemple de cancers pédiatriques) doivent absolument faire l’objet d’études complètes et pluridisciplinaires afin de créer de la connaissance permettant de prouver les liens entre environnement dégradé et santé.

  •  Le réseau SAGIR l’exemple d’une reussite, par Pat38 , le 9 décembre 2020 à 21h39

    Le réseau SAGIR , premier acteur au quotidien de la surveillance de la faune de nos territoires
    Grâce aux chasseurs la presence terrain au quotidien est une réalité

  •  Importance du réseau Sagir, par Waguet Philippe , le 9 décembre 2020 à 21h02

    Le meilleur spécialiste de la question est Bernard Vallat,ancien DG de l’OIE.Pour lui,et je fais intégralement miens ses propos : « 
    En tant que directeur General honoraire de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale ( appelée aussi OIE) de 2000 à 2015 et Chef des services vétérinaires français de 1995 à 2000, je souhaiterais attester que le dispositif SAGIR de la France est admiré dans le monde entier pour son objectif visionnaire ,qui démontre sa pertinence dans le cadre de la crise COVID ,virus d’origine animale sauvage qui frappe toute la planète pour ne pas avoir été détecté et contrôlé en amont chez l’animal par les chinois. D’autres candidats à vocation pandémique sont en attente et pourraient être découverts et controlés à temps si tous les pays utilisaient les chasseurs comme sentinelles sanitaires lanceurs d’alerte comme la France. »

  •  Réseau SAGIR, par Gitton Odile , le 9 décembre 2020 à 20h47

    Pensez au Réseau SAGIR, fort d’une expérience de 40 ans, dans la surveillance des pathologies de la faune sauvage, en s’appuyant sur les chasseurs et leurs observations sur le terrain. Notons que nombreux chasseurs ont reçu une formation à l’examen de la venaison (détection de pathologies éventuelles sur les animaux prélevés).
    A mon sens, le réseau SAGIR doit être partenaire du PNSE4.

  •  Réseau SAGIR un exemple d’efficacité sur les zoonoses de la faune sauvage, par Charlez , le 9 décembre 2020 à 20h12

    Le réseau SAGIR composé de chasseurs doit être associé aux nouveaux réseaux du fait de son expérience très ancienne et efficace depuis les années 80 sur les épizooties de la faune sauvage.
    Il faut aussi que les réseaux de santé humaine et de santé animale travaillent ensemble.
    Les animaux sont mieux soignés que les humains pour les maladies des tiques...

  •  Intégrer tous les retours d’expérience, par Georges Cingal , le 9 décembre 2020 à 19h54

    Comme FNE, la SEPANSO qui est gestionnaire de réserves naturelles nationales ou privées souhaite que les mesures sanitaires mises en place soient harmonisées au niveau national.

    Cependant la SEPANSO apprécie que le Plan souligne la nécessaire attention à apporter sur ce qui se passe à l’étranger. La France pourrait retirer effectivement des bénéfices en appréciant les retours d’expérience communiqués par d’autres pays et en coopérant avec ceux-ci. L’action 18 semble essentielle.

    Quant à la surveillance de la faune sauvage, les membres de la SEPANSO rappellent qu’ils ont régulièrement mis en garde sur divers risques, par exemple l’accès du bétail aux cours d’eau ou encore le libre accès des animaux d’élevage à des aliments (silos ouverts ou en plein champ)

  •  Précision sur l’article 19, par Danielle , le 9 décembre 2020 à 18h55

    Les Fédérations de chasseurs prennent part activement au réseau SAGIR et les chasseurs remplissent un rôle important de "sentinelles" sur le terrain
    Le réseau SAGIR existe depuis 1986 dans sa forme actuelle, il a été créé par des acteurs cynégétiques (Office National de la Chasse et les fédérations de chasseurs)pour surveiller la santé des oiseaux et des mammifères terrestres.
    Les chasseurs l’ont financé en totalité pendant de nombreuses années (financement direct des fédérations + indirects par le biais du financement de l’ONC) jusqu’à ce que les Ministères en charge de l’agriculture et de l’environnement lui confie des études qu’ils ont financées.
    On ne peut passer sous silence le rôle actif et important que remplissent encore aujourd’hui les chasseurs dans le réseau

  •  Correction du texte de l’Action 19 de l’AXE 4 du PNSE, par COMBES Benoît , le 9 décembre 2020 à 17h49

    Il est important de signaler les acteurs de terrain que sont les fédérations départementales des chasseurs qui financent plus de 80 % du reseau SAGIR et qui en sont les principaux voire les uniques vrais opérateurs sur le terrain.

    la plate forme d’épidémio-surveillance permet d’établir des priorités de surveillance sanitaires mais il faut penser à inclure FNC et FDC comme partenaires prenant part aux décisions et pas seulement comme acteurs de terrain. La FNC et les FDC ne sont pas que des prestataires de service pour répondre aux besoins émergents que la plate forme d’épidémio-surveillance pourrait émettre mais des acteurs responsables et compétents qui doivent être totalement intégrés au processus de décisions des actions.

    Aucune structure nationale d’Etat ou associative ne dispose d’une telle représentation effective et efficace sur tous les terrains. Le mots de sentinelles de la nature ne sont pas trop forts.

    Par ailleurs, il ne faut pas oublier non plus les collectivités territoriales, notamment les Départements, qui sont les acteurs majeurs de la surveillance fine des territoires grâce à leur réseau de laboratoires vétérinaires Départementaux et leur présence sur tous les espaces naturels.

  •  Contribution de l’ANPCEN - Axe 4 PNSE4, par ANPCEN , le 9 décembre 2020 à 17h24

    Contribution de l’ANPCEN
    Association pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes
    association nationale agréée pour la protection de l’environnement
    Décembre 2020
    L’ANPCEN formule également des remarques générales et des propositions sur d’autres axes

    4. Action 17 Axe 4 : Créer un Green Data Hub

    L’ANPCEN demande que :
    - les données publiques de l’éclairage extérieur nocturne soient rendues disponibles et accessibles en open data, sur le site du ministère de la transition écologique, sur les sites des communes ou par les délégataires de gestion de l’éclairage public.

    - emplacements et données techniques issues des déclarations et demandes d’autorisations obligatoires pour les affichages lumineux dans l’espace public soient rendus publics. Notamment de toutes les installations couvertes par le décret de janvier 2012.

    5. Action 18 Axe 4 : Structurer et renforcer la recherche sur l’exposome et mieux connaître le poids des maladies liées aux atteintes à l’environnement

    L’ANPCEN demande que :
    - les enjeux liés à la multiexposition, dans toutes les circonstances de la vie réelle, à tous les âges de la vie à la lumière artificielle bleue soient inclus dans tous les travaux de recherche relatifs à l’exposome, en tant que tel et en combinaison avec les autres facteurs environnementaux.

  •  Demande de modification du texte de l’action 19, par Xavier , le 9 décembre 2020 à 17h10

    Une plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale existe déjà, elle s’appelle le réseau SAGIR, créé et financé depuis longtemps par les chasseurs à travers leurs cotisations et redevances à la FNC et à l’ex-ONC. C’est un système qui fonctionne bien, pour un coût maîtrisé, en s’appuyant sur le réseau irremplaçable des chasseurs et leurs associations, véritables sentinelles de terrain sur l’état sanitaire de la faune sauvage, en totale collaboration avec les organismes professionnels de santé animale (GDMA, laboratoires départementaux, DSV...).

  •  Modification de l’action 19, par MONOD , le 9 décembre 2020 à 16h18

    • Une des parties prenantes fondamentales du réseau Sagir est la FNC en tant que représentante du réseau des FDC/FRC

    • Le réseau SAGIR existe depuis 1986 dans sa forme actuelle, il a été créé par des acteurs cynégétiques (Office National de la Chasse et les fédérations de chasseurs) à l’initiative d’un chasseur pour surveiller la santé des oiseaux et des mammifères terrestres.

    • Les chasseurs l’ont financé en totalité pendant de nombreuses années (financement direct des fédérations + indirects par le biais du financement de l’ONC) jusqu’à ce que les Ministères en charge de l’agriculture et de l’environnement lui confie des études qu’ils ont financé.

    • Depuis 2012 le MAA participe à hauteur de 20% pour le fonctionnement de base de ce réseau, qui reste l’activité principale du réseau, et à hauteur de 80 % du fonctionnement renforcé, lié à des besoins de surveillance nationaux de certains dangers sanitaires

  •  Modification du texte de l’action 19, par LEGRAND , le 9 décembre 2020 à 15h44

    N’oublions pas par qui a été créé le réseau SAGIR. Il est primordial de mentionner l’implication des Fédérations Départementales des Chasseurs, qui sont tout de même, avec l’Office National de la Chasse, à l’origine du réseau en 1986.
    Ce sont aujourd’hui les chasseurs qui sont les premiers acteurs de la veille sanitaire de la faune sauvage.
    Rappelons qu’ils ont été pendant longtemps les principaux financeurs du réseau SAGIR. Ne pas les citer, c’est négliger la part la plus importante du réseau.
    Merci de prendre en compte nos modifications au texte de l’action 19.

  •  Action 19 : Surveiller la santé de la faune sauvage et prévenir les zoonoses, par C Bidois , le 9 décembre 2020 à 15h33

    Mener des actions de prévention et sanctionner - dénoncer les abus dans la RSE : lutter contre la déforestation, la production excessive de l’huile de palme, l’artificialisation des sols, l’élevage intensif…
    Exercer des contrôles et appliquer strictement les règles internationales concernant l’exploitation et le commerce des espèces sauvages (cf la Convention de Washington de 1975)

  •  Action 19, par BERNIER Stéphane , le 9 décembre 2020 à 15h29

    Le contenu de cette action mérite quelques corrections en tenant compte du fait que c’est un chasseur qui est à l’initiative de la création de ce réseau, destiné à la surveillance sanitaire des oiseaux et des mammifères terrestres. Créé par les acteurs cynégétiques que sont les Fédérations des Chasseurs et l’ex ONCFS, il apparaît indispensable que soit reconnue et mentionnée la Fédération Nationale des Chasseurs en tant que représentante du réseau des Fédérations départementales et Régionales au sein du réseau SAGIR.
    N’oubliez pas que pendant de nombreuses années, le monde cynégétique était le seul à financer ce réseau avant que les ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie, devant l’intérêt que représente SAGIR, ne lui confient et financent des études d’envergure à l’image de la tuberculose, de la grippe aviaire,...
    Alors il apparaît indispensable de modifier cet article en reconnaissant le travail du monde cynégétique depuis 1986.
    Merci de votre attention