AXE 3
 

Axe 3 - Démultiplier les actions concrètes menées dans les territoires

Du 21/10/2020 au 10/12/2020 - 53 commentaires


Les collectivités locales, en prise directe avec le quotidien des Français, disposent de leviers d’actions importants pour réduire l’exposition des populations. Des initiatives locales innovantes existent déjà, permettant à chacun d’évoluer dans un environnement plus favorable à sa santé. Afin d’encourager ces actions concrètes, une plateforme collaborative, Territoire engagé pour mon environnement, ma santé, a été mise en ligne en 2019. Elle mutualise et permet de partager les initiatives des acteurs de terrain, mais aussi les outils développés par les collectivités et les associations en santé environnement.

Les mesures de l’axe 3

Action 15 : Créer une plate-forme collaborative pour les collectivités sur les actions en santé environnement et renforcer les moyens des territoires pour réduire les inégalités territoriales en santé environnement
Face à la multitude des actions possibles, aux spécificités territoriales et à la complexité des sujets, tous les acteurs locaux ne disposent pas des mêmes connaissances et moyens d’action. La création d’une plateforme collaborative permet de partager les démarches des collectivités territoriales et de mettre des ressources en ligne. Elle vise à inciter les collectivités à initier de nouvelles démarches en santé environnement. Cela contribue à renforcer les moyens d’action des collectivités pour lutter contre les inégalités territoriales en santé environnement. Cette action vise également à encourager la formation des élus et des agents des collectivités à la santé environnement.

Action 16 : Sensibiliser les urbanistes et aménageurs des territoires pour mieux prendre en compte les problématiques de santé et d’environnement dans les documents de planification territoriale et les opérations d’aménagement
Agir sur la santé des populations et préserver l’environnement en intégrant les risques sanitaires liés à la qualité de l’environnement dans les politiques territoriales et dans l’aménagement du territoire. Encourager le développement d’un urbanisme favorable à notre santé. L’objectif est de poursuivre, valoriser et approfondir les travaux engagés dans le cadre du PNSE 3 en établissant le lien entre l’aménagement urbain, l’urbanisme, la mobilité et la santé.

Retrouvez les mesures de l’axe 3 :
PNSE4 - Axe 3 : enjeux et mesures (format pdf - 95.8 ko - 26/10/2020)

Commentaires
  •  Fixer un cadre de politique territoriale sur la santé/environnement, par auzou , le 1er décembre 2020 à 18h49

    Au-delà de la nécessaire formation des élus, des agents des collectivités, ainsi que des urbanistes et des aménageurs des territoires, l’axe 3 ne fixe aucun cadre en termes de politique territoriale en matière de santé environnementale. Or, les collectivités locales ont un rôle central à jouer. Les ARS, les conseils régionaux et les observatoires régionaux de santé doivent travailler ensemble. Les conseils régionaux devraient systématiquement mettre en place des politiques de santé environnementale et avoir la responsabilité de décliner et coordonner les politiques publiques en région, en coordination avec la politique nationale pour éviter les disparités interrégionales. La collecte de données, la tenue de registres de pathologies, la surveillance des émissions, etc. doivent être systématisées et rendues obligatoires partout. Les observatoires régionaux de la santé pourraient être dotés des compétences pour gérer des registres des pathologies, puis recouper l’ensemble des informations recueillies avec les données sur les émissions et les expositions aux polluants environnementaux.

  •  Une lacune dans le droit des citoyens et des collectivités, par François Vetter , le 25 novembre 2020 à 20h45

    Il est essentiel que les collectivités locales qui sont au plus près du terrain, des populations et des risques aient la main pour protéger les citoyens.
    Il est pourtant un domaine où la loi leur a enlevé toute prérogative : Celui des implantations d’antennes relais. Il est inadmissible que lorsque dans une commune des habitants refusent massivement une nouvelle antenne, celle-ci leur soit imposée, au grand dam souvent des élus municipaux. Il faut que les populations puissent librement accepter ou refuser les nouvelles implantations d’émetteurs téléphoniques ou autres.
    Ceci sort sans doute du cadre du PNSE mais il est essentiel que ce déni de droit environnemental soit dénoncé et fasse l’objet d’un débat national.

  •  COORDINATION PAR UN ORGANISME NATIONAL, par Klein Nephtali Lisa , le 24 novembre 2020 à 17h02

    1-La coordination de toutes les actions en santé environnementale semble essentielle aujourd’hui au vu du nombre de projets développés et d"actions menées afin que la communication soient plus harmonisées et permettent une prévention nationale auprès de la population générale en plus des populations vulnérables.

    2-Réunir toutes les associations et tous les organismes sous une même coupe tout en laissant une certaine indépendance peut faciliter l’entraide et l’échange et ainsi être plus solide et durable dans le temps. Cela peut permettre également de développer des outils communs pour facilité l’information et la prévention comme la création d’une application, la mise en place d’ateliers pour parents durant la grossesse par exemple ou bien des formations pour les professionnels de santé ou les enseignants concernés etc...

    3-Permettre aussi d’actualiser et de regrouper les données de la science en fonction des résultats des nouvelles études et ainsi faire évoluer les messages de prévention afin qu’ils soient à jour et connu par les acteurs de la prévention de la même façon que le conseil de l’ordre informe les médecins de la mise à jour des pratiques médicales.

  •  Renforcer la formation des élus et techniciens des collectivités territoriales, par Département Prévention Cancer Environnement, Centre Léon Bérard , le 24 novembre 2020 à 10h14

    Pour renforcer les moyens des territoires pour réduire les inégalités territoriales en santé environnement et sensibiliser des acteurs clés à la santé environnement, déployer la formation des élus et techniciens des collectivités territoriales en Santé Environnement. Une formation en ligne (sous forme de Small Private Online Contentà a été testée en région Auvergne Rhone Alpes avec le soutien de l’ARS dans le cadre du plan régional santé environnement, cette formation doit être déployée au niveau national avec l’EHESP et les acteurs territoriaux, avec le soutien des associations des maires et des ARS.
    Cette formation aborde des enjeux clés en santé environnement : principes généraux, qualité de l’air, qualité de l’eau, bruit, urbanisme favorable à la santé, déchets...

  •  covid et densité urbaine, par Eve , le 23 novembre 2020 à 14h49

    la crise sanitaire actuelle et celles qui vont suivre.. ne sont t elle pas l’occasion de repenser la densité urbaine, voir favoriser à nouveau un étalement des villes?

  •  Action 15 : Créer une plate-forme collaborative pour les collectivités, par CHALEAS MARIE-AGNES , le 22 novembre 2020 à 23h08

    TRES BON OUTIL, car les idées sont partout et partageables.

     

    .... sur les actions en santé environnement et renforcer les moyens des territoires pour réduire les inégalités territoriales en santé environnement

  •  Commentaire concernant l’action 16 : Sensibiliser les urbanistes et aménageurs des territoires pour mieux prendre en compte les problématiques de santé et d’environnement dans les documents de planification territoriale et les opérations d’aménagement, par Association Bien Vivre à la Ville-du-Bois , le 20 novembre 2020 à 11h32

    En vertu de la loi SRU, toutes les communes de plus de 3500 habitants sont tenues de réaliser 25% de logements sociaux. Cela conduit de nombreuses communes à mener des programmes de construction sans que soit organisée une réelle cohérence territoriale. Des immeubles sont construits en bordure d’axes routiers de fort trafic, en l’absence d’offre de transport en commun suffisante, sur des zones inondables, et sans espace vert, alors même qu’on sait aujourd’hui qu’il est nécessaire de replanter des arbres pour lutter contre le réchauffement climatique.
    Par ailleurs, la priorité est donnée à la densification urbaine pour préserver les surfaces cultivables ou les zones protégées, mais cela conduit à bétonner des zones qui étaient auparavant arborées.
    Enfin quelle politique d’urbanisme pourra-t-elle être sérieusement menée sans un assainissement des pratiques des promoteurs immobiliers dont le but est principalement le profit à court terme ?
    Dans les faits l’aménagement du territoire est un naufrage, et les actions proposées semblent superficielles et floues au regard de la tâche à accomplir.

  •  Pas d’actions locales fortes sans de réels engagements de l’Etat, par Sam DASSONVILLE , le 20 novembre 2020 à 10h45

    Ce sont "les 150 propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat" qui doivent être urgemment engagées par l’Etat, et appliquées avec les moyens nécessaires par les collectivités locales !

  •  à quand une collaboration avec l’éducation nationale !!!!!, par rullon hélène , le 19 novembre 2020 à 17h50

    à quand une collaboration avec l’éducation nationale !!!!!, par rullon hélène , le 19 novembre 2020 à 17h49
    ancienne enseignante je suis outrée désolée choquée et plus encore : on a su imposer l’anglais à l’école mais depuis la création de l’admeme et la prise en compte de l’écologie les gestes quotidiens à l’école sont toujours optionnels !!!! je ne parle pas d’information (sans action à quoi sert elle : qd j’étais instit on est venu nous informer qu’il fallait trier mais si je n’avais pas mis en place le tri de papier dans mon école (en 2003 !!!) on faisait le contraire de ce qu’on disait !!!) et comme je dis "connerie et démagogie sont les deux moteurs de la société de consommation" connerie car scier la branche sur laquelle on est assise (en l’occurence notre chère planète !) c’est quand meme le comble de la betise au lieu d’inventer les minuteries les robinets qui s’arretent seuls et les portes automatiques (avec soufflerie d’air chaud) il aurait fallu et il faut d’urgence éduquer enseignants et enfants à la CONSCIENTISATION des multiples gestes quotidiens générateurs de gaspillage je suis prete à animer des ateliers dans ce sens on a déja perdu 3 générations !!! je rencontre encore des élèves et je leur demande si on les sensibilise et on me répond non !!! et encore la multiplication des photocopies (je préfère les livres encore faut il que les élèves écrivent !!! la encore démagogie !) collées sur des cahiers !!! bref j’attends votre réponse pas automatique celle la vous pouvez la garder d’autre part posant la question pourquoi ce manque de collaboration entre écologie et éducation j’ai eu une réponse désolante de l’association "inspire " qui oeuvre dans la vallée de l’arve (on parle du covid et on nous conditionne pour ces gestes barrières si on en avait fait autant pour le gaspillage on en serait pas là !! et d’ailleurs merci à la télé qui fait davantage de travail d’éducation à ce niveau que le ministère qui en est en charge !) et j’ai appris que les minsitères fonctionnaient en silo !! nicolas hulot est venu deux fois : il faudrait la aussi collaborer avec les ministères de la santé et de l’éducation (savez vous le nombre de malades et de morts tous les ans à cause de la pollution dans notre belle vallée avec son tunnel du mont blanc et tous les camions !!!) mais impossible je comprends qu’il ait démissionné et je souhaite bonne chane à la ministre

  •  Efforts collectifs , par Wibart , le 19 novembre 2020 à 14h26

    Si l’environnement est détruit ce n’est pas de la faute du président mais de tous ceux qui polluent par le diesel, le fioul,l’électricité nucléaire, qui refusent de s’équiper en énergie renouvelable et publient des fake news sur le photovoltaique et l’éolien. Il faut des actions individuelles dans la vie personnelle.

  •  Action 15 : Créer une plate-forme collaborative pour les collectivités sur les actions en santé environnement et renforcer les moyens des territoires pour réduire les inégalités territoriales en santé environnement, par bensaid , le 18 novembre 2020 à 15h03

    Action 15 : Certes, il s’agit là d’une action intéressante. Mais,je ne pense pas que la création d’une plate-forme collaborative suffirait pour mobiliser les collectivités territoriales à développer des actions en santé environnement. En effet, certaines communes ont besoin de moyens humains et donc financiers pour passer à la phase mise en œuvre des actions à entreprendre sur le terrain afin d’atteindre cet objectif, celui de réduire les inégalités territoriales en santé environnement...

  •  urbanisme favorable à la santé, par DELORME , le 18 novembre 2020 à 14h18

    L’urbanisme favorable à la santé est peu ou pas connu des urbanistes, aménageurs et des élus. Intégrer les risques sanitaires dans les politiques territoriales et dans l’aménagement du territoire devrait passer par une évaluation systématique et réglementaire des impacts sur la santé.
    Les actions de ce plan ne sont pas assez ambitieuses sur les politiques d’aménagement du territoire qui ont de fortes conséquences sur la santé des populations. Nous sommes hélas toujours dans une époque où il faut dire aux élus de ne pas construire des logements en bordure d’autoroute et encore moins une crèche !

  •  Intégrer la biodiversité dans le PNSE4 d’où elle est absente, par Hélène Soubelet pour le compte du GT1 Biodiversité santé du PNSE3 , le 16 novembre 2020 à 18h02

    En dehors du drame que représente le déclin de la biodiversité et l’extinction sans précédent et très rapide des populations vivantes dans le monde entier, la biodiversité est également d’une importance cruciale pour les populations humaines. En effet, sans biodiversité fonctionnelle, les écosystèmes perdent assez rapidement leurs équilibres et, avec eux, les services écosystémiques dont les hommes profitent.
    L’absence de la biodiversité dans le PNSE4 pose donc un vrai problème. Les résultats scientifiques montrent en effet qu’une érosion de la biodiversité s’accompagne d’une diminution de la régulation de la qualité de l’air et de l’eau, de la régulation des pathogènes, de l’atténuation des évènements climatiques extrêmes et du changement climatique, de la productivité des écosystèmes, y compris cultivés, de la disparition des supports d’identités patrimoniales et culturelles, ainsi que des expériences physiques et psychologiques garantes de la santé mentale.
    On constate ainsi une accélération de la fréquence d’apparition des épidémies (Ebola, ulcère de Buruli, leishmaniose, paludisme, Sars cov2…) au niveau mondial depuis 50 ans avec deux à trois nouvelles maladies infectieuses par an. 37 % d’augmentation des cas de dépression dans le monde a été enregistré entre 1990 et 2010, alors que des études scientifiques montrent que l’exposition aux espaces verts réduit les maladies mentales, la dépression, l’anxiété ou le stress.
    100 à 300 millions de personnes exposées à un risque accru d’inondations et d’ouragans en raison de la perte d’habitats côtiers.
    Les scientifiques prévoient une diminution moyenne de récoltes de près de 10 % et jusqu’à 50 % dans certaines régions d’ici 2050. La dégradation des sols a réduit de 23 % la productivité de l’ensemble de la surface terrestre mondiale, la production de biomasse par les écosystèmes est inférieure à 50% à ce qu’elle pourrait être sans intervention humaine.
    Les impacts sur la santé de la perte des services écosystémiques sont majeurs, mais il ne faut pas oublier également leurs conséquences économiques. Selon l’OCDE, la moitié du PIB mondial est moyennement à fortement dépendant d’une biodiversité fonctionnelle.
    Plus précisément, les pandémies causent des dommages économiques de l’ordre de 10 milliards de dollars par an, or selon Pike et al. (2017) les politiques de prévention visant à réduire la probabilité de l’apparition d’une maladie émergente, sont plus rentables, permettant d’économiser environ 350 milliards de dollars au cours des 100 prochaines années si elles sont mises en œuvre aujourd’hui.
    Les exemples s’accumulent : par exemple, le coût de la disparition des vautours a été chiffré à 34 milliards de dollars en Inde ave une recrudescence des cas de rage et de dysenterie, l’épidémie d’Ebola de 2014 (Afrique de l’Ouest) a eu un impact économique estimé à plus de 53 milliards de dollars (Hubert et al, 2018), les coûts sociétaux et économiques du Virus Zika (Amérique du Sud et Caraïbes) sont estimés entre 7 et 18 milliards de dollars US entre 2015 et 2017 (PNUD, 2017).
    Il est probable que ces chiffres soient largement revus à la hausse après la pandémie Covid19.
    Une stratégie de prévention, incluant la connaissance et la prise en compte de la biodiversité est donc gagnant – gagnant, en termes économiques et sanitaires et nous considérons que le PNSE4 doit afficher clairement cette priorité.

    Or le projet de PNSE4 soumis à la consultation du public fait peu ou pas mention de la biodiversité et dès lors appelle des observations et des propositions complémentaires du GT1 « santé et biodiversité » du PNSE3. Cette contribution a fait l’objet d’une consultation des membres du groupe par voie électronique, tout en sachant qu’elle n’est pas exclusive des contributions que chaque membre ou organisme participant au groupe de travail ont pu produire en leur nom. Elle s’appuie sur les propositions déjà faites par le GT lors de la préparation du PNSE4.

    Proposition 1 : constituer un groupe de travail « Une seule santé » (One health) qui prendrait la suite du GT1 « Biodiversité et santé » du PNSE3

    Les différents points évoqué plus haut militent pour que, parmi les groupes de travail qui vont aider le GSE à suivre le PNSE4, soit constitué un groupe qui pourrait s’approprier l’approche « Une seule santé » ou « one health » et serait chargé de suivre ces actions, mais également de s’assurer que l’approche « one health », portée par le PNSE4 est bien respectée sur l’ensemble de ses actions de façon transversale en ayant des représentants au sein de chaque groupe de suivi. De la même façon, ce groupe pourrait également s’assurer de la prise en compte de l’approche « one health » dans les plans sectoriels identifiés comme ayant une interaction avec le PNSE4 (P.45 à 47 du projet).

    Proposition 2 : mieux prendre en compte les interactions santé biodiversité dans les actions du plan

    Le GT1 souligne certains points qui lui apparaissent comme des faiblesses dans le PNSE4 pour qu’il puisse effectivement remplir pleinement son rôle dans une redéfinition de la santé environnement moins anthropocentrée et s’intéressant aux trois domaines : santé humaine, santé des animaux et santé des milieux, seule la prise en compte équilibrée des trois permettant d’assurer la santé humaine sur le long terme.
    Le plan se positionne dans une logique d’amélioration d’actions déjà engagées, sans nécessairement proposer des actions complémentaires de la cinquantaine d’actions déjà inscrites (la présentation en 19 actions méconnait l’existence des sous actions décrites ; par exemple, l’action 12 compte six parties et l’action 14 quatre). En ce sens, il serait utile de systématiser, dans les actions où cela est pertinent, la prise en compte de l’interaction santé-biodiversité de façon à compléter l’intégration des trois santés dans les travaux conduits sous l’égide du PNSE4 et à faire apparaître cette valence au sein des actions où elle est actuellement absente.

    Proposition 3 : faire du plan un document porteur de solutions fondées sur la nature avec des indicateurs de suivis associés

    Le plan traite surtout des problèmes et des risques et ne porte que peu sur les solutions qui pourrait consister en le soutien des approches "nature-based solutions" "land-based solutions" "bio-inspiration" "green urbanism", notamment dans la recherche et dans la mise en œuvre d’expérimentations territoriales.
    Cela pourrait notamment être le cas pour les actions 3 et 16, où pourrait être intégrée une valence biodiversité (ou milieux naturels) qui reposerait sur une logique de recherche de solutions fondées sur la nature. La même logique pourrait être mise en avant dans l’action 10 sur la recherche de méthodes de lutte contre les « nuisibles » s’appuyant sur des méthodes utilisant la biodiversité. Il serait intéressant de favoriser, dans le cadre, la réalisation d’expérimentations territoriales mettant en œuvre ce type de dispositifs, en intégrant cette possibilité dans la deuxième partie de l’action 15. Enfin, tant l’action 1 que l’action 17 relative aux bases de données devraient explicitement prévoir la prise en compte de données liées aux milieux au-delà de la qualité de l’air.
    D’un point de vue plus général et au-delà de la thématique « one health », le GT1 remarque que les indicateurs choisis pour mesurer l’efficacité du PNSE4 sont essentiellement des indicateurs de moyens et très rarement des indicateurs de résultats, ce qui fragilise les possibilités de valorisation des travaux du PNSE4 dans sa globalité. Le PNSE4 devrait ainsi intégrer dès que c’est possible des indicateurs de résultats pertinents.

    Proposition 4 : organiser le suivi des interactions avec les plans sectoriels sous l’égide du groupe de travail « Une seule santé » ou « One health »

    Le PNSE4 formule des recommandations à d’autres plans sectoriels sans que l’on ne sache comment le suivi de la prise en compte de ces recommandations sera effectué.
    Plusieurs points méritent d’être soulignés car ayant fait l’objet de travaux sous l’égide du GT1 ou de propositions de celui-ci dans le cadre de la préparation du PNSE4 :
    -  « Travaux relatifs au développement dans l’environnement, et notamment dans les sols, des bactéries antibiorésistantes » et au rôle que joue les biocides dans ce développement, renvoyé au comité de lutte contre l’antibiorésistance.
    -  « Réalisation d’une revue systématique sur la santé des écosystèmes », renvoyé au plan biodiversité ou plus vraisemblablement à la future stratégie nationale pour la biodiversité.
    -  « Recherche d’indicateurs de la santé des écosystèmes fondés sur la biodiversité », renvoyé au plan biodiversité ou plus vraisemblablement à la future stratégie nationale de la biodiversité. Sur ce point le GT1 souligne que ce travail devra intégrer la définition des méthodes de collecte des données et de leur mise à disposition. Pour l’eau, ce type d’informations existent à travers les indicateurs de la DCE par masses d’eau. Il reste à définir des indicateurs aussi efficaces, s’appuyant sur la biodiversité pour l’air (masse d’insectes ou population d’oiseaux, par exemple et pour les sols (masse de faune des sols ou population de lombrics ou autres sur des parcelles prédéterminées). Ces informations gagneront à être intégrées aux actions 1 et 17 du PNSE4 et doivent donc être construits en synergie.
    -  « Elaboration de lignes directrices guidant l’action des services de l’Etat dans la gestion des dangers liés à la faune et la flore sauvage » renvoyé au plan biodiversité ou plus vraisemblablement à la future stratégie nationale de la biodiversité. Cette action peut s’inscrire dans le point 2° de l’action 19 du PNSE4, dès lors qu’il s’agit des mêmes acteurs et quasiment du même sujet.
    Dans la mesure où le PNSE4 souligne l’intérêt de ces différentes actions, il semble pertinent que le GSE soit en capacité de les suivre, sans les piloter. Le groupe « Une seule santé » ou « one health » pourrait remplir ce rôle pour le compte du GSE et en organisant le rapportage, en accord avec les gestionnaires des plans concernés.

  •  OUI aux actions 15 et 16, par Moreau , le 16 novembre 2020 à 17h47

    Action 15 : les hôpitaux doivent bénéficier de cette plate-forme en priorité.

    Action 16 : il faut, entre autres, intégrer les risques sanitaires et environnementaux liés aux usines de méthanisation INDUSTRIELLE et ceux des centrales d’ENROBES.

  •  hôpitaux et lits non occupés., par lang , le 15 novembre 2020 à 20h20

    Avec toute l’informatique qui envahit notre vie quotidienne , personne n’a trouvé le moyen de recenser et de mettre sur support informatique accessible aux médecins , tous les lits vides et occupés, d’urgence ou non dans un périmètre donné ou pour toute la France puisqu’aujourd’hui , des malades d’une région sont expédiés dans une autre

  •  Prendre mieux en compte les travaux du HCSP, par Société Francophone de Santé Environnement , le 15 novembre 2020 à 15h29

    Un fort accent est mis sur la responsabilité des collectivités sans que des mesures d’accompagnement au niveau national, permettant de veiller à l’adéquation des moyens et à la mise en cohérence de certaines actions (déclinaison du PNSE vers le PRSE ?), soient clairement identifiées. C’est un objectif louable mais dont on peut douter de l’efficacité, et qui fait courir le risque d’une déresponsabilisation de l’Etat en l’absence de moyens supplémentaires accordés en particulier aux collectivités territoriales.

    • Action 15. Pour encourager un urbanisme favorable à la santé, on ne pourra pas faire abstraction des recommandations émises par le HCSP en 2018 sur la prise en compte de la santé dans les procédures de planification territoriale, autrement il s’agirait de simple verbiage et de vœux pieux : il faudra notamment établir le centre national de compétences proposé, modifier le code de l’urbanisme en introduisant le terme « santé » à côte de celui de l’« environnement » et donner une base plus solide et plus pérenne aux évaluations d’impact sur la santé (EIS) promues par plusieurs régions et PRSE.
    Les travaux du HCSP sur les facteurs favorables à la santé dans l’habitat, l’habitat indigne/insalubre, le plomb, l’outil Domiscore ne sont pas abordés. Les informations utiles concernant l’urbanisme et la construction (prévention de la légionellose, QAI, Qualité de l’eau), ne sont pas accessibles au public. La question de l’air extérieur (première cause de mortalité d’origine environnementale) n’est pratiquement pas considérée, pas plus que la promotion des mobilités actives, ou la prise en compte des études de co-morbidité en lien avec la pandémie Covid.

  •  JARDIN, par PLANCHON , le 11 novembre 2020 à 08h33

    Développer des jardins "acteur de santé" d’activités physiques adaptés intergénérationnelles

  •  Démultiplier les actions concrètes menées PAR L’ETAT, par Gaillard , le 11 novembre 2020 à 03h41

    Avant de parler d’action des collectivités territoriales, il est fondamental de mentionner, en tout premier lieu, l’action de l’État

    Pourquoi ne se mentionne il pas alors qu’il organise cette consultation?
    D’autant qu’une majorité des pollutions impactant la santé proviennent des entreprises et multi nationales qui ne sont pas taxées ni placées en justice pour leurs méfaits.

    L’etat doit être garant de la justice environnementale or c’est tout l’inverse avec un système qui garantit aux plus gros pollueurs l’impunité.
    Sans ce volet là il me semble que votre consultation est vide de sens. C’est un système biaisé.

  •   et, par Blanchier , le 10 novembre 2020 à 19h41

    dans l’intérêt de chaque citoyen supprimer tous les liens entre le privé (FNSEA, Coopératives, firmes chimiques et tous leurs faux nez,...)les organismes publiques (INRA, ANSES ...)

  •  axe 3, par nicolas , le 10 novembre 2020 à 14h54

    ACTION 15 Créer une plate-forme collaborative pour les collectivités sur les actions en santé environnement et renforcer les moyens des territoires pour réduire les inégalités territoriales en santé-environnement Face à la multitude des actions possibles, aux spécificités territoriales et à la complexité des sujets, tous les acteurs locaux ne disposent pas des mêmes connaissances et moyens d’action. La création d’une plateforme collaborative permet de partager les démarches des collectivités territoriales et de mettre des ressources en ligne. Elle vise à inciter les collectivités à initier de nouvelles démarches en santé environnement. Cela contribue à renforcer les moyens
    d’action des collectivités pour lutter contre les inégalités territoriales en santé environnement. Cette action vise également à encourager la formation des élus et des agents des collectivités à la santé environnement.
    « renforcer les moyens des territoires », « renforcer les moyens d’action des collectivités » : des sous ! Ré-augmenter les dotations de l’état aux communes, rabotées depuis 3 gouvernements !
    Toutes les « ressources en ligne » ne feront que consommer du CO2 sur un serveur lointain s’il n’y a personne pour les lire. Or, pour engager, il faut des sous !

    ACTION 16 Sensibiliser les urbanistes et aménageurs des territoires pour mieux prendre en compte les problématiques de santé et d’environnement dans les documents de planification territoriale et les opérations d’aménagement Agir sur la santé des populations et préserver l’environnement en intégrant les risques sanitaires liés à la qualité de l’environnement dans les politiques territoriales et dans l’aménagement du territoire. Encourager le développement d’un urbanisme favorable à notre santé. L’objectif est de poursuivre, valoriser et approfondir les travaux engagés dans le cadre du PNSE 3 en établissant le lien entre l’aménagement urbain, l’urbanisme, la mobilité et la santé.
    C’est bien de sensibiliser et former les gens aux commandes. Mais les collectivités travaillent déjà à budget contraint, et il leur manque du personnel pour prendre en compte ces aspects. Pour engager, il faut des sous ! Ré-augmenter les dotations de l’état aux communes

    ACTION 17 Créer un Green data hub Face à la difficulté d’estimer les impacts sanitaires des
    substances chimiques et des facteurs physiques (bruit, ondes, radioactivité, etc.) disséminés dans l’environnement, il est nécessaire de faciliter l’accès aux données environnementales. Cette action vise à disposer d’un espace commun de données santé environnement, afin de répondre à la demande d’accès du public et des acteurs du domaine santé environnement à une information objective et transparente et de faciliter les croisements de données environnementales et sanitaires dans un but de progression des connaissances.
    Bonne idée de centraliser l’info. Mais quelles infos, quelle qualité, fournies par qui, « information objective et transparente » , en « accès du public » libre et gratuit ?? Malgré la loi sur la protection du secret des affaires ?
    Encore une coquille vide qui va prendre de la place sur un serveur, non ?

    ACTION 18 Structurer et renforcer la recherche sur l’exposome et mieux connaître le poids des maladies liées aux atteintes à l’environnement Financer la recherche sur la santé environnement afin de mieux caractériser l’exposome et comprendre les liens entre société, biodiversité, fonctionnement des écosystèmes et émergence de maladies chroniques et infectieuses. Deux
    programmes prioritaires de recherche seront mis en place et permettront à la France de se doter d’outils puissants et pérennes et de se positionner aux niveaux européen et international. Les travaux de recherche sur les liens entre notre santé et notre environnement permettront aussi
    d’évaluer les politiques mises en œuvre et de définir de nouvelles stratégies de prévention.
    C’est ça, cherchons, le dos tourné à la bibliothèque… Il existe déjà suffisamment d’information pour prendre des mesures de protection de la santé et de l’environnement efficaces. La seule chose qui manque est la volonté politique et le courage de faire face à des lobbies puissants. Plus de recherche n’est pas inutile en soi, mais à un moment, il faut agir, sinon elle n’est qu’une perte de temps.

    Action 19Surveiller la santé de la faune sauvage et prévenir les zoonoses
    INTROUVABLE dans la synthèse. En gros, élargissement des sujets du SAGIR et augmentation des réunions à l’OFB et partenaires...