AXE 1
 

Axe 1 - S’informer sur l’état de mon environnement et les bons gestes à adopter

Du 21/10/2020 au 10/12/2020 - 110 commentaires


La formation et l’information des citoyens, des élus, des professionnels de santé et, plus largement de chaque individu qui peut agir sur notre environnement et notre santé constituent un axe majeur d’une politique efficace de prévention en santé environnement. L’objectif : garantir une information de chacun notamment en utilisant des technologies numériques innovantes et en s’appuyant sur les dispositifs et structures de formation existants.

Les mesures de l’axe 1

Action 1 : Connaître l’état de l’environnement à côté de chez soi et les bonnes pratiques à adopter
Construire une application qui permette à tous d’accéder simplement à des informations fiables sur la qualité de son environnement et à des conseils pratiques pour limiter les situations d’exposition.

Action 2 : Identifier les substances dangereuses dans les objets du quotidien
Engager les industriels dans le projet d’application mobile Scan4Chem, qui permettra, en le scannant, de savoir si un objet contient des substances extrêmement préoccupantes. Le but : inciter les industriels à substituer ces substances dangereuses dans les objets du quotidien.

Action 3 : Se renseigner sur la bonne utilisation des produits ménagers et leur impact environnemental
Rendre l’information sur la composition des produits ménagers accessible et compréhensible de tous. Il s’agit de renforcer la lisibilité de l’étiquetage de ces produits et de mieux communiquer sur le bon usage des produits désinfectants en prenant en compte les premiers retours d’expérience de la crise Covid. Elle vise également à encourager la commercialisation de produits ménagers ayant moins d’impact sur notre environnement.

Action 4 : Approfondir les connaissances des professionnels sur les liens entre l’environnement et la santé
Mieux former et sensibiliser les professionnels de santé en intégrant la santé environnement dans leur formation, en particulier lors du service sanitaire des étudiants en santé (SSES). Inciter au développement de formations ouvertes aux professionnels des santés humaine, vétérinaire et environnementale afin de favoriser les interactions et une approche globale, dans une démarche « One health ».

Action 5 : Se renseigner sur les conseils de prévention avant et après la grossesse
Proposer, à une large échelle, des consultations d’évaluation des expositions environnementales à des couples ayant un projet de grossesse pour intégrer la prévention primaire dans le parcours de soins et permettre aux sages-femmes de
délivrer des conseils de prévention en santé environnement aux parents après la naissance.

Action 6 : Informer et sensibiliser les jeunes de 16 ans à l’occasion du Service National Universel
Le service national universel est l’occasion de sensibiliser l’ensemble d’une classe d’âge à la santé environnementale (ondes, activités physiques et alimentation, qualité de l’air, pollens, écoute de la musique et bruit, santé et biodiversité, etc.), de rencontrer des personnes engagées et de réaliser une mission d’intérêt général et ensuite d’engagement volontaire liés à la santé environnement.

Retrouvez les mesures de l’axe 1 :
PNSE4 - Axe 1 : enjeux et mesures (format pdf - 88.7 ko - 26/10/2020)

Commentaires
  •  Axe 1, par David Humbert , le 10 décembre 2020 à 13h18

    Axe 1
    Action 1. Gros travail de mise en forme/cohérence des données de base ! A enrichir avec Radon, SSP, ICPE, Seveso… ? Bons gestes à adopter au quotidien : être présent/efficace sur les réseaux sociaux
    Action 2. Risque : la plupart des objets du quotidien dangereux ?
    Action 3. Communiquer aussi sur les produits ménagers « maison » : en faire la promotion mais aussi des mises en garde sur leur potentiel impact sanitaire si mauvaise fabrication ou mésusages
    Action 4. Cela devrait faire partie intégrante des formations initiales des universités et écoles
    Action 5. A intégrer aux préparations à l’accouchement.

  •  Compléter, rassembler, qualifier les données avant de créer une application, par OSUNA , le 9 décembre 2020 à 22h57

    Action 1 : Avant de construire une application, il est nécessaire de vérifier la quantité de données disponibles et leur qualité. Concernant la quantité, le maillage territorial des mesures sur les territoires hétérogènes doit être resserré. Par exemple, des sites urbains ou des sites miniers ou industriels sont des sites hétérogènes et nécessitent plus de points de mesures que ce qui est actuellement fait. Concernant la qualité des données, il y a un gros travail préalable à réaliser pour rassembler les différents jeux de données et les homogénéiser afin de pouvoir les comparer et les intégrer dans une BDD. Par exemple pour la cartographie du cuivre, il existe diverses méthodologies de prélèvement, d’échantillonnage et d’analyse ce qui réduit la possibilité de croiser et de comparer les données d’un site à l’autre. Pour chaque jeu de données, il faut donc vérifier les méthodologies de prélèvement et d’analyse. Les Observatoires ont pour mission de collecter, traiter, qualifier, analyser, conserver et valoriser (dont diffuser) les données. Ils travaillent à générer de façon rigoureuse des données FAIR (Facile à trouver, Accessible, Interopérable et Réutilisable) et doivent être fortement impliqués dans la création de cette application.

    Action 4 :
    Les Universités et organismes de recherche proposent déjà des modules de formation continue, par exemple aux entreprises et aux gestionnaires de sites. Le format d’université d’été sur une semaine, intégrant apports de connaissances et sorties sur le terrain pourrait être déployé pour les professionnels de la santé, comme ce que nous avons pu le faire dans le cadre du projet POLLUSOL (https://osuna.univ-nantes.fr/universites-dete-pollusols-retrospectives).

  •  Développer les centres de ressources en santé environnementale, par Centre antipoison de Paris , le 9 décembre 2020 à 22h09

    Commentaire général sur l’axe 1
    Plusieurs actions du PNSE4 et de la deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SPE2) visent à accroître l’information des professionnels de santé et de la population, sans aborder la question des acteurs et des ressources. Si les enseignants-chercheurs en toxicologie ou en épidémiologie réalisent des avancées scientifiques qu’ils transmettent lors de formations universitaires de haut niveau, le transfert des connaissances vers le grand public et les acteurs de terrain est souvent laissé à des initiatives locales privées, notamment associatives, dispersées.
    Pourtant, des structures publiques comme les centres antipoison et les centres régionaux de pathologie professionnelle et de l’environnement, expertes du lien entre santé et environnement à un niveau clinique, seraient tout à fait légitimes pour contribuer plus largement aux objectifs des SNPE2 et PNSE4. Ces centres peuvent collaborer avec d’autres acteurs du champ santé-environnement, notamment des équipes de recherche, au sein de pôles intégrés d’expertise en santé environnementale.

    Commentaire sur l’action 5 de l’axe 1

    Concernant précisément la prévention autour de la grossesse, le centre antipoison de Paris (APHP Nord Université de Paris) développe une approche originale parmi les plateformes PREVENIR. L’action dénommée REPROTOXIF propose, en prévention primaire, des conseils de prévention du risque chimique pour la reproduction. Le centre peut être sollicité pour toute question sur les produits chimiques en rapport avec la fertilité, la grossesse ou l’allaitement. Il peut réaliser une étude approfondie de la situation, étayée par l’étude de la composition des produits, lors d’une consultation à distance avec un toxicologue. REPROTOXIF bénéficie du soutien de l’ARS Île-de-France, dans le cadre du PRSE3.

  •  Quid des CMEI ?, par Adler , le 9 décembre 2020 à 20h46

    Parmi les profesionnel·le·s formé·e·s à la santé environnement figurent les conseillers en environnement intérieur.
    On ne peut que s’étonner de leur absence de ce plan, puisqu’ils sont justement au service de la santé des populations souffrant de pathologies respiratoires découlant de leur environnement intérieur, soit directement à l’interface des actions 1, 3 et 4.

    On peut peut-être regretter que cette classe de profesionnel·le·s ait dû être créée, puisque cela signifie reconnaître que l’environnement généré par le monde industrialisé rend malade. Néanmoins, tant que ceci restera vrai, la profession de CEI sera indispensable et les moyens à leur allouer à pérenniser.

  •  Prévenir, plutôt que guérir, par Georges Cingal , le 9 décembre 2020 à 19h16

    inutile de répéter ce qui apparaît dans la contribution de France Nature Environnement.

    La SEPANSO rajoute toutefois qu’il devrait être évident que si tant de produits néfastes pour la santé bénéficient d’autorisations de mise sur le marché, cela signifie concrètement primo que le processus d’évaluation des demandes de mise sur le marché ne sont pas satisfaisantes et que ce processus doit être révisé ; cela signifie secundo que les citoyens servent à leur corps défendant de cobayes et que l’expérimentation devrait cesser dès que l’alerte est donnée.

    En terme d’action, c’est à dire de réaction, il faudrait que les consommateurs puissent avoir un rôle plus important au niveau de l’ANSES dont certains avis ne sont guère rassurants.

  •  Prévention primaire/pollution chimique AI, par CM. , le 9 décembre 2020 à 19h08

    Merci pour cette consultation.

    Recommandation pour les plans sectoriels :

    Le Plan d’Actions sur la Qualité de l’Air Intérieur est à actualiser :

    La mise à jour de la VGAI pour le Formaldéhyde publiée par l’ANSES en 2018 doit-être annulée. Elle nie la spécificité des personnes vulnérables, dont les enfants, vis-à-vis de l’exposition à ce composé chimique. Elle contredit les mesures prises pour la surveillance de la qualité de l’air dans les ERP qui accueillent les enfants (crèches, écoles, lycées). Elle va être en contradiction avec de nombreuses actions de l’axe 1 (qui concernent l’information des jeunes et des futurs parents) proposées dans la présente consultation pour le PNSE4. Un travail doit permettre de déterminer comment cette publication, qui va à l’encontre de l’intérêt général, a pu voir le jour. Ce travail doit également permettre d’exposer au public quels sont les acteurs qui ont rendu possible cette publication, dans quel but et quelles mesures sont prises pour une refondation de toutes les entités touchées par ce problème.
    Les dangers créés par ce texte sont immédiats : des (futurs) parents qui entreprennent de faire mesurer l’air intérieur dans une chambre d’enfant par un laboratoire départemental sont destinataires d’une analyse qui prend pour référence cette VGAI pour le formaldéhyde de 2018, soit 100 µg/m3. Ceci alors que le législateur place à 30 µg/m3 la valeur guide pour une exposition de longue durée des enfants dans les établissements qui les accueillent (cette valeur guide sera de 10 µg/m3 à compter du 1er janvier 2023).
    80% des logements en France sont concernés par une concentration en formaldéhyde supérieur à 10 µg/m3 (OQAI 2005). Les enfants passent au minimum 60% de leur temps dans le logement.

    Il est très dommage de constater qu’aucune société savante, aucune association de médecins (en particulier spécialisées en santé environnementale, allergologie, pneumologie,…) n’ait donné l’alerte.

    Dans ce contexte l’initiative en cours "https://splf.fr/asthme-inegalites/" est alarmante. D’un côté, du fait d’une information inadaptée, les personnes vulnérables sont livrées à des expositions chimiques délétères, facteurs de risque des allergies respiratoires, de l’autre il est proposé de développer une offre pour prendre en charge l’expression de ces pathologies une fois qu’elles se sont développées à un stade avancé (asthme).

    Cette posture révèle une méconnaissance voire un rejet des orientations en matière de santé publique construites autour de la santé environnementale par les PNSE successifs. La prévention primaire occupe dans ces orientations en santé publique une place centrale. (Ce point concerne l’axe 1, action 4, première partie « Mieux former et sensibiliser les professionnels de santé »)

    Proposition pour concrétiser un changement de cap :
    Les producteurs des substances jugées prioritaires en termes d’impact sur la santé doivent être mis à contribution (principe pollueur-payeur) afin de
    • garantir l’indépendance de la recherche (Axe 4, action 18 « Les travaux de recherche permettent de progresser de façon notable dans laconnaissance scientifique des liens entre certains facteurs environnementaux et leurs effets sur la santé et de définir des mesures de prévention adaptées. »)
    • fournir une information de qualité pour les populations
    • soutenir la modification des comportements
    Ceci pour atteindre les objectifs de réduction de la prévalence des pathologies chroniques liées à l’environnement, dont les allergies respiratoires.

    Quels Indicateurs de réussite :
    Une campagne de mesure en 2030 dans les logements français devra permettre de constater que les objectifs de réduction de la pollution chimique de l’air intérieur sont atteints (dont une concentration de 10 µg/m3 pour le formaldéhyde. Objectif qui avait déjà été fixé pour cette substance pour la décennie 2009-2019 par la précédente commission en charge de ce sujet au HCSP).

  •  Action 2 Protection des consommateurs contre les substances dangereuses, par Union Régionale CLCV Occitanie , le 9 décembre 2020 à 18h48

    Cette action vise à inciter "les industriels à substituer le plus tôt possible les substances dangereuses dans les objets du quotidien".
    Mais cela fait déjà plusieurs décennies que les problèmes sont bien identifiés. Bien trop souvent la nocivité connue de certains produits mis sur le marché est niée et il faut attendre que les effets sur la santé soit suffisamment graves pour que des mesures de protection soient prises. Et encore, il revient aux victimes de prouver l’origine des atteintes à leur santé. Pour les substances les plus dangereuses, nous ne pouvons accepter que l’on se contente d’inciter à des démarches volontaires, qui ont depuis longtemps montré leurs limites. Un processus d’autorisation de mise sur le marché basé sur des expertises pluralistes et pluridisciplinaires est à construire. Sans que le droit à la protection du secret de fabrication soit nié, celui ci-doit être soumis au droit à la protection de la santé.

  •  Action 1 Accès à l’information , par Union Régionale CLCV Occitanie , le 9 décembre 2020 à 18h15

    Le projet de PNSE4 prévoit la mise en œuvre de campagnes ciblées. Cela suppose une présence au plus près du public. Ces campagnes devraient donc s’appuyer sur les acteurs présents sur le terrain, en contact avec le public. C’est le cas des associations de consommateurs et d’usagers. qui assurent des milliers d’heures de permanences. Ces associations ont l’habitude d’intervenir dans les domaines concernés par le PNSE (logement, consommation, qualité de l’air, eau, transports, déchets…) dans le cadre de leurs permanences de proximité, d’ateliers pratiques avec les habitants, d’actions collectives, dans une démarche d’éducation populaire et de partage des connaissances. Le rôle de ces acteurs relais devrait être explicitement mentionné par le PNSE4.

  •  Contribution de l’ANPCEN - Remarques générales et Axe 1 PNSE4, par ANPCEN , le 9 décembre 2020 à 17h31

    Contribution de l’ANPCEN
    Association pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes
    association nationale agréée pour la protection de l’environnement
    Décembre 2020
    1. De manière générale

    Le PNSE4 doit se fixer des objectifs clairement lisibles pour réduire les problèmes à la source et non pas avec une approche curative a posteriori et des objectifs de résultats mesurés, suivis dont il est rendu compte chaque année, au-delà des seuls objectifs de moyens.

    La Gouvernance et les moyens du PNSE4 doivent être précisés ; sur la seule action relative à la lumière artificielle bleue, par exemple, on ne peut estimer aucun budget correspondant à une action urgente (depuis 10 ans).

    L’ANPCEN se propose d’examiner annuellement avec l’Etat et les pilotes du PNSE4 toutes les actions menées liées à la réduction des effets de la lumière artificielle sur la santé humaine, issues du PNSE4.

    L’ANPCEN préconise une approche globale de la santé, incluant une attention à l’état de l’environnement et aux pratiques qui influent sur notre environnement nocturne notamment, pour leurs liens et conséquences sur la santé humaine.

    Quatre types de problèmes, liés à la lumière artificielle, affectent la santé humaine dont son sommeil et la vision :
    - la quantité de lumière artificielle nocturne émise qui désynchronise l’horloge biologique : le vivant a besoin d’une alternance marquée du jour et de la nuit, rythme naturel sur lequel son adaptation s’est fondée depuis des milliards d’années,
    - la répétition de notre exposition à la lumière artificielle : pour l’ANPCEN, l’exposition répétée, en tous lieux (domestique, professionnelle, espaces de loisirs et espaces publics) et à tous les âges de la vie, à la lumière artificielle nocturne devrait relever d’un suivi public et de la notion d’exposome figurant dans la loi relative à la santé.
    - la nature de certaines lumières, dont la distribution spectrale est notamment trop blanche - trop bleue, qui agissent elles aussi sur la désynchronisation de l’horloge biologique, sur la qualité et la quantité du sommeil, et comporte aussi une toxicité spécifique et affecte la vision humaine
    - des usages néfastes de la lumière artificielle : éblouissements et lumières intrusives, qui affectent la vision et le sommeil par exemple.

    Seul le 3e point est partiellement abordé. Aussi l’approche actuelle est très insuffisante.

    > 1.Pour l’ANPCEN, ajouter au PNSE4 de manière explicite :

    La désynchronisation de l’horloge biologique du vivant par toutes les lumières artificielles est un enjeu de santé publique.

    L’exposition répétée, en tous lieux (domicile, lieux professionnels, espaces de loisirs et espaces publics) et à tous les âges de la vie, à une lumière artificielle nocturne croissante relève de la notion d’exposome figurant dans la loi relative à la santé et nécessite un suivi public organisé.

    Aussi il convient de :
    - limiter à la source, et dès la conception, l’exposition lumineuse, par une plus grande sobriété lumineuse et fixer un objectif de non accroissement. L’ANPCEN émet depuis longtemps des recommandations pour cet objectif.
    - créer un indicateur de suivi public de la quantité de lumière artificielle émise la nuit, au minimum pour toutes les sources lumineuses publiques.
    - inciter et favoriser toutes pratiques, sans recours nécessaire à la technique, accroissant une exposition à la lumière naturelle du jour, dans les différents lieux de vie, afin de respecter l’une des nécessités de l’horloge biologique.
    - susciter des engagements crédibles pris par les fabricants, installateurs et prescripteurs d’éclairage et certains utilisateurs de lumières (exemple les agriculteurs utilisant des serres éclairées sans couverture et d’autres) devant l’Etat et des parties prenantes comme l’ANPCEN, afin que leurs prescriptions n’entraînent pas systématiquement un accroissement de la quantité de lumière émise, pour les humains et l’environnement. Afin qu’elle n’oriente plus quasi exclusivement vers des Leds, afin de limiter l’exposition de l’ensemble des citoyens et de populations à risque aux lumières à forte composante bleue. Et afin de ne pas condamner, de fait, par des pratiques du marché, les progrès de solutions alternatives ou le recours à une diversification des solutions d’éclairages.
    - susciter un mécanisme de financement vertueux, sur le principe pollueur-payeur du droit français, afin de prélever sur chaque vente d’éclairages une infime part qui permettra de constituer un fonds permettant d’une part aux collectivités d’être mieux accompagnées dans leurs transitions d’éclairages et, d’autre part, à la communauté nationale de prendre en charge les effets sanitaires et environnementaux, diffus et négatifs, déjà existants des éclairages.
    - faire évoluer la réglementation actuelle qui ne tient qu’insuffisamment compte des évolutions technologiques et des pratiques déjà en cours. L’ANPCEN l’a déjà signalé en 2018. La porter dans les instances européennes et internationales. Et éviter que le portage des progrès ne soit délégué par l’Etat qu’aux groupes de l’Afnor et à leurs homologues, demeurant très en retard sur la prise en compte des externalités négatives des éclairages.
    - garantir que les deux autorités responsables, Etat et collectivités, font réellement respecter les horaires d’extinction et d’éclairage prévus dans la réglementation publique pour les installations lumineuses décrites dans l’arrêté de décembre 2018 et dans le décret de 2012 (enseignes et affichages lumineux). Publier le nombre de contrôles annuels et les amendes délivrées pour non conformité. L’ANPCEN a déjà alerté plusieurs fois sur les bilans de terrain de l’application de la réglementation.

    2. Action 8 Axe 1 : Prévenir les risques liés à la lumière bleue

    L’approche de prévention des risques d’exposition à la lumière est justifiée et l’ANPCEN la soutient. Mais elle est extrêmement insuffisante dans le texte soumis à la consultation. Il y a à la fois une reconnaissance de la dangerosité de la lumière bleue en cas d’exposition intense et/ou prolongée, mais peu de mesures proposées, aucun budget lisible, et l’approche est très incomplète :

    - l’enjeu des lumières bleues ne porte absolument pas sur le seul usage de Leds par les particuliers. L’intitulé de l’axe 1 « S’informer, se former et informer sur l’état de mon environnement et les bons gestes à adopter » et le contenu de la mesure 8 semblent restreindre l’action à celles des seuls particuliers. Ceci est beaucoup trop réducteur. L’ANPCEN avait d’ailleurs demandé que la mise à jour de l’avis ANSES (lors du PNSE3) concerne aussi bien l’environnement professionnel que domestique, aussi bien l’environnement extérieur que le domicile et que l’approche des effets sur le vivant soit globale : incluant donc les effets sur la biodiversité. La restriction à nouveau du champ donne l’impression de revenir encore en arrière à une approche uniquement domestique qui ne correspond ni à la vie réelle, ni aux enjeux sanitaires. Aujourd’hui les Leds et autres lumières à forte composante de bleu sont partout : à domicile, en milieu professionnel, dans les espaces de loisirs, dans l’espace public (feux tricolores, lampadaires, phares de voitures, publicités lumineuses, enseignes lumineuses, éclairages fonctionnels et d’ambiance, éclairages de façades, vitrines, bâtiments, parkings, canons lumière etc).
    - la prévention de l’exposition aux Leds doit être envisagée pour toute la population multi-exposée et pas seulement les enfants.
    - le PNSE4 doit couvrir les effets sanitaires néfastes dus aux éclairages professionnels, et aux éclairages extérieurs, publics et privés, notamment à Leds ; c’est à dire non seulement les éclairages des voies de circulation, mais aussi des parkings, des bâtiments, des monuments, des parcs, etc…) objets de réglementation. L’environnement urbain est particulièrement concerné avec un basculement quasi-généralisé de l’éclairage urbain vers les LEDs, sur des considérations et prescriptions uniquement énergétiques, qualifiées souvent abusivement « d’écologiques », sans approche globale environnementale ni sanitaire.

    Aussi il convient dans le PNSE4 de :
    - rappeler les points exprimés ci dessus et d’élargir fortement le champ des éclairages et des personnes concernées.
    - rappeler l’expertise de l’ANSES, qui soulignait notamment en 2018, à la suite de notre demande de mise à jour lors du PNSE3, plusieurs effets de la lumière à composante bleue :
    • à court terme, des effets sur la rétine, liés à une exposition intense à la lumière bleue notamment chez les enfants, dont le cristallin de l’œil filtre le bleu avec beaucoup moins d’efficacité que les adultes et personnes âgées
    • à long terme, une contribution à la survenue d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge.
    • l’Anses met en évidence des effets de perturbation des rythmes biologiques et du sommeil, liés à une exposition à la lumière bleue, même très faible.
    Aussi, considérant ces différents impacts potentiels sur la santé l’agence recommande :
    • de restreindre la mise sur le marché des dispositifs à LED trop riches en bleu ;
    • la nécessité de limiter l’exposition à des lumières froides riches en bleu (issues de LED ou d’autres technologies), en privilégiant le recours à des éclairages de couleur chaude, en particulier avant le coucher et pendant la nuit ;
    • d’alerter la pollution sur le possible risque photoxique des objets à LED.
    D’autre part, dans son rapport, l’Anses souligne également les effets néfastes de la lumière la nuit sur la biodiversité et l’environnement. En ce sens, les efforts en matière de lutte contre les impacts de la lumière artificielle et notamment de la lumière bleue émise par les LED doivent s’étendre à l’environnement extérieur.

    - modifier l’arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses quant aux températures de couleur, pour abaisser les seuils prévus aux articles 3 et 4, pour les éclairages extérieurs, (fonctionnel et d’ambiance) toutes zones, de 3000 à 2700 K au minimum et jusqu’à 2200 K, afin de remplacer les lumières bleues par des lumières dites chaudes.
    -  mettre en place un recensement de points lumineux de l’éclairage public en France, en identifiant chaque fois les technologies utilisées (donc la nature de l’exposition pour les Français et l’environnement).
    - généraliser l’affichage des spectres exacts de toutes les sources lumineuses proposées et la fourniture d’ACV complètes objectivées : la France multiplie l’attention à l’affichage environnemental et pourtant les obligations d’informations, objectivées et vérifiées, aux fabricants sont faibles à nulles.
    - susciter des engagements crédibles des professionnels de santé, opticiens, médecins de travail devant l’Etat et des parties prenantes comme l’ANPCEN, pour prévenir des risques liés à la lumière bleue sur des bases scientifiques objectivées et partagées.
    - rendre compte sur des bases objectives partagées de l’efficacité de certaines de leurs solutions proposées (ex. filtres du bleu par certains verres optiques, de certains écrans ou de certaines applications…de même sur l’efficacité, dans leur durée de vie annoncée, des couches de phosphore utilisées pour masquer le pic bleu des émissions des Leds ) ».
    - restreindre l’exposition aux Leds en milieu fermé sans lumière naturelle (cumul d’éclairages et de publicités lumineuses à Leds dans les couloirs et quais de transports publics notamment).
    - Ajouter au seul indicateur prévu :
    . recensement des points lumineux en place et de leur technologie et température de couleur, ainsi qu’horaires d’éclairages et d’extinctions (au minimum)
    . recensement des enseignes et publicités lumineuses, avec leurs caractéristiques techniques et leurs horaires ’éclairages et d’extinctions
    . nombre de textes pris pour prendre en compte les objectifs décrits ci-dessus
    . nombre et nature des engagements publics crédibles pris par les constructeurs, installateurs, distributeurs et certains utilisateurs, de lumières artificielles à forte composante de bleu pour les usages intérieurs et extérieurs
    . nombre de mesures prises pour prévenir les effets de la multi-exposition à la lumière bleue de chaque individu à la lumière artificielle à tous les âges de sa vie.

  •  Connaitre et subir les pollutions, par REDON Francis , le 9 décembre 2020 à 17h14

    Les impacts de la dégradation de l’environnement sur la santé sont clairement mesurés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui estime que 23% des décès et 25% des pathologies chroniques dans le monde peuvent être attribués à des facteurs environnementaux et comportementaux tels que la pollution de l’eau et de l’air, l’alimentation ou les modes de vie. Si la situation est très différente d’un continent à l’autre, en raison des conditions d’hygiène qui peuvent influencer très fortement sur les effets de notre environnement sur notre santé, il n’en reste pas moins qu’en Europe, les facteurs environnementaux sont responsables de 15% de la mortalité. Sur le territoire national l’impact des pollutions sur la santé des habitants est également à quantifier de manière plus précise en particulier pour la pollution sonore, la pollution des sols, la pollution de l’air. Le PNSE4 n’est pas à la hauteur des mesures à mettre en œuvre pour prendre enfin en compte la santé des habitants soumis à ces pollutions, parfois cumulatives.

    Alors que l’axe1 du PNSE4 préconise de s’informer sur l’état de son environnement et des bons gestes à adopter, l’impact de la pollution des sols sur la santé n’est quasiment pas abordé dans le Plan.
    L’action 9 qui consiste à prévenir et agir dans les territoires concernés par une pollution des sols est dérisoire quant à la protection des populations.
    « Protéger les populations concernées en les informant sur les mesures à adopter pour réduire leur exposition et en proposant aux professionnels de santé des recommandations pour le suivi si nécessaire. Favoriser le réemploi des friches industrielles en garantissant une réhabilitation compatible avec leur nouvel usage pour lutter contre l’artificialisation des sols » est loin des problématiques de terrain que le PNSE4 veut ignorer.

    Commission sénatoriale sur la pollution des sols.

    La commission d’enquête sénatoriale sur les sites et sols pollués, qui vient de rendre son rapport., a acquis pour sa part la conviction que le développement d’une information claire, pédagogique et accessible à tous constitue un exercice prioritaire, dans une logique de transparence à l’égard des particuliers et des élus locaux, mais également des opérateurs en matièred’aménagement, tant publics, comme les collectivités territoriales et les établissements fonciers, que privés.
    Dans ces conditions il apparaît donc nécessaire de faire évoluer le droit français afin de consacrer le droit à l’information du public sur l’existence des pollutions des sols et leurs effets sur la santé et l’environnement, par analogie avec le droit à l’information sur la pollution de l’air.
    Par ailleurs afin de remédier à l’absence d’information consolidée sur les sols pollués et les risques sanitaires et écologiques associés, il convient de procéder à une réactualisation régulière des bases Basol et Basias et d’établir une cartographie nationale des risques sanitaires et environnementaux liés aux pollutions des sols, à partir des données de ces bases et des résultats d’un programme national d’identification des risques associés à une liste de substances polluantes dont la surveillance est identifiée comme prioritaire.
    La mobilisation d’une enveloppe de 50 millions d’euros proposée par la commission, sera-t-elle suffisante pour mener à terme inventaire et diagnostic des sols des établissements recevant des publics fragiles ? L’ardeur des collectivités à réaliser ce type d’inventaire sur leur territoire dans le cadre des campagnes concernant les Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) ne permet pas d’envisager une nette amélioration de la connaissance malgré ce plan.
    En Seine-Saint-Denis les sites pollués par les anciennes activités industrielles ne se comptent plus alors que les bases de données BASOL et BASIAS ne suffisent pas à les répertorier et mesurer leur impact.
    Pour seul exemple, l’ancien site industriel WIPELEC, situé à Romainville continue d’empoisonner les riverains, alors que Ministère de la transition Ecologique, ADEME, services de l’Etat en Seine-Saint-Denis connaissent l’ampleur des pollutions sur les habitants dece quartier. Dépollution et remise en état du site ont été décidées pour un projet immobilier, en ignorant la santé des populations environnantes qui auront le lourd « héritage » de respirer un air plus chargé en trichloréthylène, au-delà des normes admissibles, après ces opérations d’assainissement.
    Quelle utilité ici du PNSE4 ?

    La pollution de l’air.

    La Commission européenne a annoncé le 30 octobre 2020 qu’elle traduisait la France devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour non-respect des valeurs limites fixées par la directive sur la qualité de l’air ambiant en ce qui concerne les particules PM10.
    « Le pays n’a pas respecté les valeurs limites journalières applicables aux particules PM10 qui sont juridiquement contraignantes depuis 2005 : les données fournies par la France confirment le non-respect systématique des règles de l’UE relatives aux valeurs limites des PM10 dans les zones de Paris et de Martinique pendant douze et quatorze ans respectivement », justifie l’exécutif européen. Les particules PM10 sont présentes dans les émissions provenant de l’industrie, de la circulation automobile, du chauffage domestique mais aussi de l’agriculture.
    En Ile-de-France, ce sont près de 2 millions de personnes qui subissent ainsi ce type de pollution. Pour la Seine-Saint-Denis pourtant la frénésie de densification, du quartier Pleyel à Saint-Denis au Pont de Bondy sur les communes de Noisy-le-Sec et Bondy, continue d’exposer chaque jour de nouveaux habitants à ce type de pollution pourtant bien appréhendée par l’indice IPP (Indice Pollution Population).

    Dans tous les cas de figure la PNSE4 ne sera d’aucune utilité pour toutes ces population fragilisées fac à la carence et le laxisme de l’Etat et des collectivités

    Francis Redon
    Président Environnement 93

  •  Sensibiliser aux bons gestes pour réduire les risques santé environnement, par Catherine B. , le 9 décembre 2020 à 16h10

    Sensibiliser dès l’adolescence à l’importance d’un environnement intérieur sain.
    Informer des gestes qui permettent sur le long terme de réduire les risques liés à l’exposition aux substances polluantes (ex : importance de l’aération, choix des produits d’entretien, choix des matériaux, les bons gestes pendant les travaux, le ménage, sensibilisation aux effets du tabagisme passif, aux effets de l’usage excessif d’encens et désodorisants intérieurs..)
    Intervention de personnels qualifiés en milieu scolaire et universitaire, auprès des futurs et jeunes parents, des professionnels de santé et notamment de la petite enfance, salariés d’entreprise..

  •  Santé environnementale et cabinet dentaire : place des chirurgiens-dentistes, par Carline AULNETTE - Chargée de missions URPS CDLB , le 9 décembre 2020 à 13h25

    En France, quelques chirurgiens-dentistes ont fait le choix d’aider leurs consœurs et confrères à aborder la santé environnementale en cabinet dentaire.
    L’URPS des Chirurgiens-dentistes libéraux de Bretagne (URPS CDLB) n’a pas attendu l’appui du PNSE ou du PRSE pour lancer, avec l’une de ces praticiens-consultants, son programme expérimental d’accompagnement de chirurgiens-dentistes libéraux bretons souhaitant s’engager dans une démarche "écoresponsable" pour leur cabinet dentaire.

    Notre projet PEPS* (*Prévention Environnement Patients Soignants - débuté en 2019 et terminé durant l’été 2020) a consisté à accompagner une dizaine de chirurgiens-dentistes pendant les 6 mois de cette expérimentation pionnière en France.
    Ils étaient volontaires pour avancer de façon réaliste, utile, engageante, et en équipe.
    Ils se sont fixé quelques objectifs atteignables parmi les thèmes de leur choix : Sobriété énergétique ; Démarche d’achat responsable ; Maîtrise de la qualité de l’air intérieur ; Gestion de l’eau ; Gestion des déchets ; Management et communication à développer pour porter la démarche.
    Bilan : 100 % des participants ont réduit leur impact écologique.

    L’URPS CDLB espère que de très nombreux chirurgiens-dentistes, bretons ou non, libéraux ou non, auront envie de se lancer dans leur propre démarche "écoresponsable" pour leur cabinet dentaire. Tout comme l’ensemble des acteurs du monde dentaire.

    L’URPS CDLB souhaite que cet axe de la "santé environnementale" en cabinet dentaire soit mis bien en avant, très en valeur, dans les catalogues de formations continues. Car la santé environnementale entre pleinement dans le champ "des" santés (One Health) et intègre d’ailleurs et en parfaite logique, pour notre projet PEPS, le volet trop sous-estimé de la santé au travail.

    Aussi, l’URPS CDLB souhaite que les formations initiales de tous les professionnels du champ buccodentaire intègrent cette composante essentielle de la santé.

    Plus d’informations sur notre projet "PEPS" sur notre site internet : https://www.urpscdlb.bzh/actualites/des-nouvelles-du-projet-prevention-environnement-patients-soignants-peps/

    En conclusion,
    - L’URPS des Chirurgiens-dentistes libéraux de Bretagne (URPS CDLB) souhaite très vivement que la profession de chirurgien-dentiste ne soit pas, comme dans de précédents plans, oubliée ou écartée des actions liées à la santé environnementale au profit d’autres professions médicales et paramédicales.
    Les chirurgiens-dentistes ont toute leur place au premier plan dans l’évolution positive de la santé environnementale en France, pour leurs patients, leurs salariés et eux-mêmes. Ne les oubliez pas, ils souhaitent faire leur part de la tâche.
    - L’URPS des Chirurgiens-dentistes libéraux de Bretagne sera donc particulièrement vigilante au contenu de l’Action 4 de l’Axe 1, aux limites qui lui seront données, au budget qui sera alloué, aux acteurs institutionnels et de formations continue / initiale qui seront associés à cette Action, à la qualité des indicateurs choisis.

    P/o Dr Dominique Le BRIZAULT, Président de l’URPS CDLB

  •  Action 13 Des moyens pour informer le grand public et former les professionnels, par Union Régionale CLCV Auvergne Rhône Alpes , le 9 décembre 2020 à 12h15

    Cette action 13 est importante dans ses différents aspects mais la question des moyens reste posée.
    On déplore notamment un désengagement financier de l’État sur la prévention des risques liés au radon. Il faudrait un renforcement du financement de ces actions incluant l’information, les campagnes de mesures, les diagnostics plus poussés dans les habitations ayant un taux élevé de radon et l’accompagnement pour les travaux lorsqu’ils sont nécessaires, tout en faisant bénéficier d’un crédit d’impôt ceux qui sont dans l’obligation de faire des travaux de protection.
    Pour les habitations, la réglementation radon doit être renforcée. Il devrait être obligatoire, sur les territoires classés en zone 2 et 3, pour les constructions neuves et les réhabilitations, la pose d’un film protecteur au sol et sur les murs des pièces enterrées.

    Accompagner les acteurs du bâtiment sur les enjeux de la qualité de l’air intérieur
    Les actions de la CLCV montrent que les professionnels du bâtiment (y compris architectes), et les professionnels de santé sont peu sensibilisés. Il ressort des campagnes de prévention qu’il est difficile de sensibiliser les professionnels et de les amener à se former, la plupart considérant qu’ils n’ont pas le temps ou que cela ne constitue pas un marché suffisant pour y consacrer le temps nécessaire.
    Ces questions doivent être inscrites systématiquement dans leurs formations initiale et continue.
    Il faut aussi sensibiliser et former les promoteurs et acteurs des nouveaux programmes de construction, les auto-constructeurs, les services instructeurs des permis de construire, ainsi que les vendeurs d’équipements et matériaux.

  •  Actioin 8 Identifier les équipements et améliorer leiur conception, par Union Régionale CLCV Auvergne Rhône Alpes , le 9 décembre 2020 à 11h39

    La CLCV soutient les mesures tendant à réduire les valeurs limites d’exposition et à limiter la commercialisation de produits à risque. Il est nécessaire de communiquer sur les produits et équipements les plus à risque (liste à diffuser…). Beaucoup de personnes sont exposées : enfants, jeunes, adultes au travail, seniors. Il faut informer le grand public en fonction de l’âge et de la durée d’exposition.
    Mais aussi il faut obliger les fabricants à intégrer des filtres dans leurs différents produits.

  •  Action 3 Favoriser les bonnes pratiques et les choix éclairés, par Union Régionale CLCV Auvergne Rhône Alpes , le 9 décembre 2020 à 11h23

    Il est important de promouvoir cette information et les bonnes pratiques. Cela devrait s’accompagner d’une identification des produits dangereux pour la santé et l’environnement allant au-delà des pictogrammes déjà connus ; à court terme, l’interdiction de leur publicité et la limitation de leur accès en vente libre seraient mettre en place. Mais il importe surtout de ne plus mettre sur le marché les produits les plus dangereux pour la santé et l’environnement. Si les consommateurs ont une responsabilité individuelle et collective par leurs actes d’achat, il est assez incohérent de laisser mettre sur le marché de tels produits, en expliquant aux consommateurs qu’il leur revient de ne pas les acheter !
    Par ailleurs, il est aussi nécessaire de limiter l’effet d’aubaine qui consiste à vendre des produits plus vertueux, parfois basiques et traditionnels à des prix exorbitants, sans justification économique.

  •  Axe 1 : S’informer sur l’état de son environnement et les bons gestes à adopter, par Catherine CRENAIS FAITG, au nom du Collectif santé environnement 74 , le 9 décembre 2020 à 11h10

    L’information du public est trop axée sur l’utilisation d’applications, ce qui va accroître l’addiction aux écrans et augmenter les dépenses énergétiques de big data. Ne pas oublier que le réchauffement climatique participe à la dégradation de notre environnement, et donc favorise les pathologies chroniques et les maladies émergentes, ce que ce plan est supposé combattre !
    L’information du public doit être beaucoup plus large, et passer également par tous les médias existant, ce qui nécessite aussi une sensibilisation et formation des journalistes. Il faut s’appuyer sur les associations existantes de santé environnement comme l’ASEF ou SERA qui ont élaboré d’excellents outils de communications (guides sur les différents polluants et la prévention à adopter)et qui ont des personnes formées pour aller dans les écoles et groupes sociaux.
    L’action 2 : le but est d’obliger les industriels et non inciter.
    Action 4 : revoir complètement les programmes d’études médicales et paramédicales pour intégrer la santé environnementale dans tout le cursus, et développer l’esprit critique vis à vis des nouvelles technologies mises sur le marché
    ACtion 5 : instaurer une consultation préconceptionnelle réalisée par les sages-femmes et adopter une politique santé de prévention en périnatalité qui s’appuie sur le concept des 1000 jours de l’OMS. Les facteurs épigénétiques se mettent en place avant la conception dans les cellules gonadiques donc il faut agir beaucoup plus tôt que vous ne le proposez.
    Action 6 : l’information des jeunes doit commencer bien plus tôt ; informer sur la santé environnementale prend du temps donc ne pas miser simplement sur le SNU
    Globalement, cet axe 1 n’est pas assez ambitieux. La pédagogie est efficace si elle repose sur l’interaction humaine. Trop de numérique ici. La santé passe par les relations humaines.

  •  Action 2 L’identification nécessaire mais non suffisante, par Union Régionale CLCV Auvergne Rhône Alpes , le 9 décembre 2020 à 11h01

    Il est louable de vouloir associer les industriels à l’outil Scan4Chem en vue « d’inciter les industriels à substituer ces substances dangereuses dans les produits du quotidien ». Mais cela fait déjà plusieurs décennies que les problèmes sont bien identifiés. Bien trop souvent la nocivité connue de certains produits mis sur le marché est niée et il faut attendre que les effets sur la santé soit suffisamment graves pour que des mesures de protection soient prises. Et encore, il revient aux victimes de prouver l’origine des atteintes à leur santé. Pour les substances les plus dangereuses, nous ne pouvons accepter que l’on se contente d’inciter à des démarches volontaires, qui ont depuis longtemps montré leurs limites. Un processus d’autorisation de mise sur le marché basé sur des expertises pluralistes et pluridisciplinaires est à construire. Sans que le droit à la protection du secret de fabrication soit nié, celui ci-doit être soumis au droit à la protection de la santé.

  •  CMEI de la MFCVL , par HARDY Emilie , le 9 décembre 2020 à 10h53

    Faire connaitre le métier de CMEI/CEI/CHS et les faire intervenir lors des formations des professionnels (santé dont sages-femmes, fédération du bâtiment..), lors du service national… : actions 4, 5 , 6
    Utiliser ces visites pour faire passer des informations : actions 2, 3

  •  Axe 1 - S’informer sur l’état de mon environnement et les bons gestes à adopter, par Carsat Nord Est , le 9 décembre 2020 à 10h42

    Action 2 : Identifier les substances dangereuses dans les objets du quotidien
    1) Le logiciel d’évaluation des risques chimiques SEIRICH, mis à disposition gratuitement par l’INRS, dispose d’une fonctionnalité qui permet, à partir de la photo d’une étiquette d’un produit, de recueillir les mentions de danger et les conseils de prudence.
    2) Le site de l’INRS met à disposition des fiches d’aide à la substitution (FAS) pour une quarantaine de produits cancérogènes.
    3) L’ANSES a engagé une étude sur la substitution des agents chimiques cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR) de catégories 1A et 1B (classement UE) et met les informations à disposition sur le site internet "substitution-cmr".

    Action 3 : Se renseigner sur la bonne utilisation des produits ménagers et leur impact environnemental
    1) De nombreux documents sont disponibles sur le site de l’INRS afin de faciliter le décryptage des étiquettes des produits chimiques.
    2) Le site met également à disposition des études sur l’impact sur la santé, des produits ménagers et les mesures de prévention possibles en fonction des voies de pénétration et des risques attendus . Exemple : un article publié dans Références en Santé au Travail - TF 230, relate une étude de l’ALSMT (Association Lorraine de Santé en milieu du travail) ; suite à une enquête réalisée auprès d’aides à domicile, élaboration d’une liste de produits ménagers et de matériels et équipements de protection conseillés.

    Action 5 : Se renseigner sur les conseils de prévention avant et après la grossesse
    1) Les consultations d’évaluation des expositions environnementales pourraient également intégrer les expositions professionnelles comme celles à des produits chimiques, des agents biologiques, au bruit , à des rayonnements ionisants et non ionisants, au travail debout en position statique prolongée, aux facteurs de risques psychosociaux, aux horaires irréguliers ou nuitaux...
    2) L’INRS met à disposition de nombreux documents tels que les fiches DEMETER. Ces fiches contiennent des informations sur les dangers vis-à-vis de la reproduction, de près de 170 substances et permettent au médecin d’évaluer le risque dû à l’exposition en fonction de sa période de survenue (avant la conception, pendant la grossesse ou l’allaitement) et fournissent des propositions de conduites à tenir. L’INRS met également à disposition une large information sur les perturbateurs endocriniens. Tous les documents sont gratuitement accessibles via le site de l’INRS.

    Action 6 : Informer et sensibiliser les jeunes de 16 ans à l’occasion du Service National Universel
    La formation des jeunes et des nouveaux embauchés à la prévention des risques professionnels est une priorité de la branche AT/ MP qui travaille en collaboration avec le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche afin de déployer des programmes de prévention adaptés à chaque cursus. De nombreuses démarches et outils ont été élaborés avec la participation des jeunes et de leurs enseignants et sont à disposition gratuitement via le site de l’INRS ou des Carsat. Les filières professionnelles intègrent un enseignement en santé et sécurité dispensé par des enseignants PSE (Prévention de la Santé et Sécurité) formés et engagés qui pourraient être des ressources pour la formation des jeunes à l’occasion du service national Universel.

  •  Action 1 Un égal accès à l’information, par Union Régionale CLCV Auvergne Rhône Alpes , le 9 décembre 2020 à 10h25

    Cela suppose une présence au plus près du public. Ces campagnes devraient donc s’appuyer sur les acteurs présents sur le terrain, en contact avec le public. C’est le cas des associations de consommateurs et d’usagers, qui assurent des milliers d’heures de permanences et interviennent déjà dans ces domaines : logement, consommation, qualité de l’air, eau, transports, déchets…,dans le cadre de leurs permanences de proximité, d’ateliers pratiques avec les habitants, d’actions collectives, dans une démarche d’éducation populaire et de partage des connaissances. Le rôle de ces acteurs relais devrait être explicitement mentionné par le PNSE4.